Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

Le mariage (an Nikâh)

Réponse : Waalaikoum salam warahmatoullah wabarakaatouh. Cher frère en Islam,

en réponse à votre question: Dans la mesure où le mariage à été consommé, vous devez vous acquittez du montant de la dot stipulé entre vous et ce même s'il s'est avéré que votre épouse n'était pas vierge. La raison étant que la dot est une obligation sur le mari qui rend licite les relations intimes sans dépendre de la virginité. Certes il se peut que le montant de la dot soit plus élevé en raison de la virginité d'une femme, mais cela reste un élément surabondant. Dans un hadith rapporté par Imâm Aboû Daoud (rahimahoullah) il est dit : Sakhrah Ibn Akhtam épousa une femme prétendue vierge et consomma l'union avec elle. Il s'avéra qu'elle était enceinte. Il alla s'enquérir auprès du Saint Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) qui lui répondit : "Elle a droit à sa dot en raison des relations sexuelles que tu as eu avec elle".(Abou Daoud, Kitaaboun Nikah num 2131)

Même si le hadith est sujet à discussion, les règles qui en sont extraites sont appuyées par d'autres principes de la Chari'a. On peut l'utiliser comme argument. Le mari doit ainsi s'acquitter de la dot convenu.

Allamah Châmi (rahimahoullah) explique quant à lui que les ouvrages tels "Al Wiqaayah, Al Moultaqa, Al Dourar, Fatawa Bazaaziah" ont donné préférence à cet avis.

Enfin, selon les principes de jurisprudence stipulés dans "Charh Ouqoud rasmoul Moufti ": "l'avis fiqhi qui est en accord avec les Ahâdîth prime sur les autres avis dans le madh-hab".

En resumé, il faudra que vous vous acquittiez de la totalité de la dot fixé entre vous. Par ailleurs, dans le cas où votre épouse décide de son plein gré de vous rembourser une partie de sa dot, cela reste de son droit. (Fataawa Chami 3/124,Fataawa Al Hindiyyah)

Wallâhou A'lam

Question répondue par Moufti Ridwan Desai le 15/05/2016 à 17:54

Il y a unanimité des oulémas sunnites concernant l'interdiction du mariage de jouissance, appelé "Mout'ah" dans le vocabulaire juridique. Seuls les chiites considèrent que le "Mout'ah" est encore permis. Il est tout à fait est exact aussi que le mariage temporaire avait été autorisé à titre exceptionnel durant un laps de temps limité à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), alors que les musulmans étaient restés éloignés pendant très longtemps de leurs épouses. Mais cette autorisation a ensuite été abrogée, et le "Mout'ah" a été déclaré illicite jusqu'à la Fin des Temps. Les preuves qui attestent de ceci sont très nombreuses ; en voici quelques unes:

 

  1. Salma Ibnou Akwa (radhiy Allâhou anhou) dit: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a autorisé le "Mout'ah" durant trois jours durant la campagne de Awtâs, puis il l'a interdit. (Mouslim)
     
  2. Sabira (radhiy Allâhou anhou) rapporte qu'il était avec le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), celui-ci s'adressa aux gens et dit: "O les gens! Je vous avais autorisé le "Mout'a" (mariage de jouissance) avec les femmes. Allah l'a maintenant interdit jusqu'au Jour Final (...)". (Mouslim)
     
  3. Ali (radhiy Allâhou anhou) rapporte que "le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a interdit le "Mout'ah" avec les femmes le jour de la campagne de Kheïbar" (Boukhâri).
     
  4. Ibnou Abbas (radhiy Allâhou anhou) affirme: Le Mout'ah était pratiqué au début de l'Islam... jusqu'à ce que le verset suivant "(Les croyants sont ceux) qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer;" fut révélé. Tout rapport intime à part les deux mentionnés est interdit. (Tirmidhi)


A titre de complément d'information, on pourrait également citer les écrits de deux éminents savants au sujet du mariage temporaire:

  • Imâm Nawawi (rahimahoullâh) écrit dans son commentaire du Sahih Mouslim: "Il y a consensus de tous les savants sur l'interdiction du Mout'ah. Les seules divergences viennent des "Rawâfidh" (chiites). Ibnou Abbas (radhia allâhou anhou) était d'avis que le "Mout'ah" était permis, puis il est revenu sur cet avis et l'a aussi déclaré illicite." (Volume 1 / Page 450)
     
  • Ibnou Rouchd (rahimahoullâh) écrit pour sa part dans son "Bidâyat oul Moujtahid": "Quand au "Mout'ah", l'ensemble des juristes des différentes régions (du monde musulman) s'accordent sur son interdiction." (Volume 2/ Page 48)

Question répondue par Mw Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 31/10/2013 à 09:22

La présence des témoins est obligatoire lors de la cérémonie (Aqd) du mariage qui se fait la plupart du temps dans la masdjid. La présence d’aucun témoin n’est nécessaire lorsque le wakîl (représentant de la fille) demande à celle-ci son autorisation pour pouvoir la marier surtout quand celui-ci s’avère être son père. D’ailleurs il n’est pas rare de constater que les témoins sont des hommes considérés non mahram
(« étrangers », selon la chari'a) par rapport à la fille, comme le cousin par exemple : leur présence devant la future mariée est alors carrément répréhensible.

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 23/02/2014 à 08:12

Il y a unanimité des oulémas sunnites concernant l'interdiction du mariage de jouissance, appelé "Mout'ah" dans le vocabulaire juridique. Seuls les chiites considèrent que le "Mout'ah" est encore permis. Il est tout à fait est exact aussi que le mariage temporaire avait été autorisé à titre exceptionnel durant un laps de temps limité à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), alors que les musulmans étaient restés éloignés pendant très longtemps de leurs épouses. Mais cette autorisation a ensuite été abrogée, et le "Mout'ah" a été déclaré illicite jusqu'à la Fin des Temps. Les preuves qui attestent de ceci sont très nombreuses ; en voici quelques unes:

  • Salma Ibnou Akwa (radhia allâhou anhou) dit: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a autorisé le "Mout'ah" durant trois jours durant la campagne de Awtâs, puis il l'a interdit. (Mouslim).

 

  • Sabira (radhia allâhou anhou) rapporte qu'il était avec le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), celui-ci s'adressa aux gens et dit: "O les gens! Je vous avais autorisé le "Mout'a" (mariage de jouissance) avec les femmes. Allah l'a maintenant interdit jusqu'au Jour Final (...)". (Mouslim).

 

  • Ali (radhia allâhou anhou) rapporte que "le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a interdit le "Mout'ah" avec les femmes le jour de la campagne de Kheïbar" (Boukhâri).

 

  • Ibnou Abbas (radhia allâhou anhou)affirme: Le Mout'ah était pratiqué au début de l'Islam... jusqu'à ce que le verset suivant "(Les croyants sont ceux) qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer;" fut révélé. Tout rapport intime à part les deux mentionnés est interdit. (Tirmidhi).


A titre de complément d'information, on pourrait également citer les écrits de deux éminents savants au sujet du mariage temporaire:

Imâm Nawawi (rahimahoullâh) écrit dans son commentaire du Sahih Mouslim: "Il y a consensus de tous les savants sur l'interdiction du Mout'ah. Les seules divergences viennent des "Rawâfidh" (chiites). Ibnou Abbas (radhia allâhou anhou) était d'avis que le "Mout'ah" était permis, puis il est revenu sur cet avis et l'a aussi déclaré illicite." (Volume 1 / Page 450)

Ibnou Rouchd (rahimahoullâh) écrit pour sa part dans son "Bidâyat oul Moujtahid": "Quand au "Mout'ah", l'ensemble des juristes des différentes régions (du monde musulman) s'accordent sur son interdiction." (Volume 2/ Page 48)

Wa Allâhou A'lam !

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 26/02/2014 à 07:35

Par rapport à cette question, il y a un verset du Qour'aan dans lequel Allah déclare :

"Et n'épousez pas les femmes que vos pères ont épousées..." (Sourate 4 / Verset 22).

 

A partir de ce verset, les savants ont déduit l'interdiction pour l'homme d'épouser toute femme qui a pu établir un contrat de mariage avec son père, et ce, même si le mariage n'a pas été consommé. De ce fait, les enfants du mari issus du premier mariage sont donc considérés comme étant Marham pour leur belle-mère. (Fath-oul Qadîr / Radd-oul Mouhtâr)

Wa Allâhou A'lam !

Question répondue par Moufti Housman Omarjee le 02/05/2016 à 06:23
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