Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

Les Croyances et Dogmes islamiques (al Aqâide)

L'acte rituel musulman de l'istilâm (le fait d'embrasser) de al hadjar oul aswad (la pierre noire) durant le tawâf (rotation autour de la Ka'bah, la Maison Sacrée) ne peut être comparé à:

  • de l'idolâtrie pour la simple raison que le musulman qui l'accomplit ne considère en aucune façon qu'il est en train de vouer un culte à la pierre elle-même : au contraire, il rejette cette conception au plus profond de sa conscience, eu égard de ce qui représente le fondement même de sa foi, le "tawhîd" (reconnaissance de l'unicité de Dieu)
     
  • à l'attitude des chrétiens, étant donné que ce rituel musulman consiste uniquement en un simple baiser, et non une quelconque prière ou autre expression de servitude.

Le baiser du musulman à la Pierre Noire n'est en fait qu'une simple expression d'amour et d'attachement pour un geste qui a été accompli par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam); c'est cette réalité que Oumar (radhia Allâhou anhou) a exprimé lorsqu'il a dit, en s'adressant à "al hadjar oul aswad":

"Je sais que tu n'es qu'une pierre qui ne peut causer aucun profit ni préjudice. Et si je n'avais pas vu le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) t'embrasser, je ne l'aurai pas fait."

(Boukhâri et Mouslim)

Question répondue par Mw Bilal Gangat le 02/05/2011 à 14:25

Cette croyance n’est pas une superstition. Elle est basée sur un hadith authentique rapporté par Djâbir (radhiy Allâhou 'anhou) dans lequel le Prophète (sallallâhou'alayhi wa sallam) dit :

"Lorsque la nuit tombe, retenez vos enfants car c'est le moment où les diables s'éparpillent.
Après que la nuit soit tombée, vous pouvez les laisser sortir... Et fermez vos portes en mentionnant le nom d'Allah, car le diable ne peut pas ouvrir une porte fermée
(avec le nom d’Allah). Bouchez les outres et couvrez les récipients en mentionnant le nom d'Allah, même si vous ne trouvez pour cela (c'est à dire pour couvrir les récipients)qu'un bâton.
Et éteignez les lampes
(à l'époque, il s'agissait de bougies etc..., qui risquaient de produire accidentellement un incendie durant la nuit s'ils restaient allumés...)."

(Boukhari vol.2 pg.841)

Ces recommandations sont autant de mesures préventives pour éviter, à nous mêmes et à nos enfants, d'avoir à subir des influences néfastes de la part des "Chayâtînes" (démons), qui sont nos ennemis jurés. D'après ces propos du Prophète (sallallâhou'alayhi wa sallam), il ressort clairement que les actes mentionnés constituent des moyens de protection que les créatures diaboliques ne peuvent contourner...

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 12/10/2013 à 20:14

Le chiffre 786 est, selon un dénombrement particulier, la valeur numérique de Bismillâhi Rahmânir Rahîme. Le Qour'aan, les Hadiths et les livres de jurisprudence n'ont rien mentionné à propos du chiffre 786. Les gens, ainsi que de nombreux savants utilisent normalement ce chiffre au début de leur correspondance pour éviter de manquer de respect au Bismillâh dans le cas où le papier sur lequel il est écrit serait jeté.
Moufti Shafi (rahimahoullah) -le grand Moufti du Pakistan- a écrit que le chiffre 786 n'est pas le substitut de Bismillâh. Ainsi, affirmer que ce nombre a une signification religieuse et apporte le bonheur révèle une grossière ignorance des enseignements de l'Islam.

Quand Moufti Mahmoud (rahimahoullah) fut questionné à propos de sa signification, il répondit justement que ce nombre n'avait aucune signification. Il n'a jamais eu connaissance de la mention de sa signification dans la littérature islamique. Questionné sur le fait que ce nombre inscrit sur les plaques ou ailleurs constituerait un manque de respect, il répondit dans la négative. Il dit que cela ressemble à l'ombre d'une personne. Si vous frappez l'ombre de la personne, elle ne sentira aucune douleur. Similairement, si ce nombre est jeté dans la poubelle par exemple, cela ne constituera pas une offense. Cependant, il n'y a aucun mal si une personne préfère ce nombre pour sa plaque ou GSM afin de faciliter la mémorisation. Wa Allahou A'lam

Moufti Louqmân Ingar

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 14/02/2014 à 07:14

Il y a unanimité des oulémas sunnites concernant l'interdiction du mariage de jouissance, appelé "Mout'ah" dans le vocabulaire juridique. Seuls les chiites considèrent que le "Mout'ah" est encore permis. Il est tout à fait est exact aussi que le mariage temporaire avait été autorisé à titre exceptionnel durant un laps de temps limité à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), alors que les musulmans étaient restés éloignés pendant très longtemps de leurs épouses. Mais cette autorisation a ensuite été abrogée, et le "Mout'ah" a été déclaré illicite jusqu'à la Fin des Temps. Les preuves qui attestent de ceci sont très nombreuses ; en voici quelques unes:

 

  1. Salma Ibnou Akwa (radhiy Allâhou anhou) dit: Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a autorisé le "Mout'ah" durant trois jours durant la campagne de Awtâs, puis il l'a interdit. (Mouslim)
     
  2. Sabira (radhiy Allâhou anhou) rapporte qu'il était avec le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), celui-ci s'adressa aux gens et dit: "O les gens! Je vous avais autorisé le "Mout'a" (mariage de jouissance) avec les femmes. Allah l'a maintenant interdit jusqu'au Jour Final (...)". (Mouslim)
     
  3. Ali (radhiy Allâhou anhou) rapporte que "le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a interdit le "Mout'ah" avec les femmes le jour de la campagne de Kheïbar" (Boukhâri).
     
  4. Ibnou Abbas (radhiy Allâhou anhou) affirme: Le Mout'ah était pratiqué au début de l'Islam... jusqu'à ce que le verset suivant "(Les croyants sont ceux) qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent , car là vraiment, on ne peut les blâmer;" fut révélé. Tout rapport intime à part les deux mentionnés est interdit. (Tirmidhi)


A titre de complément d'information, on pourrait également citer les écrits de deux éminents savants au sujet du mariage temporaire:

  • Imâm Nawawi (rahimahoullâh) écrit dans son commentaire du Sahih Mouslim: "Il y a consensus de tous les savants sur l'interdiction du Mout'ah. Les seules divergences viennent des "Rawâfidh" (chiites). Ibnou Abbas (radhia allâhou anhou) était d'avis que le "Mout'ah" était permis, puis il est revenu sur cet avis et l'a aussi déclaré illicite." (Volume 1 / Page 450)
     
  • Ibnou Rouchd (rahimahoullâh) écrit pour sa part dans son "Bidâyat oul Moujtahid": "Quand au "Mout'ah", l'ensemble des juristes des différentes régions (du monde musulman) s'accordent sur son interdiction." (Volume 2/ Page 48)

Question répondue par Mw Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 31/10/2013 à 09:22

Cette croyance n’est pas une superstition. Elle est basée sur un hadith authentique rapporté par Djabir (radhiy Allahou 'anhou) dans lequel le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dit : "Lorsque la nuit tombe, retenez vos enfants car c'est le moment où les diables s'éparpillent. Après que la nuit soit tombée, vous pouvez les laisser sortir... Et fermez vos portes en mentionnant le nom d'Allah, car le diable ne peut pas ouvrir une porte fermée (avec le nom d’Allah). Bouchez les outres et couvrez les récipients en mentionnant le nom d'Allah, même si vous ne trouvez pour cela (c'est à dire pour couvrir les récipients) qu'un bâton. Et éteignez les lampes (à l'époque, il s'agissait de bougies etc..., qui risquaient de produire accidentellement un incendie durant la nuit s'ils restaient allumés...)." (Sahih Boukhari vol.2 pg.841)

Ces recommandations sont autant de mesures préventives pour éviter, à nous mêmes et à nos enfants, d'avoir à subir des influences néfastes de la part des "Chayâtînes"(démons), qui sont nos ennemis jurés. D'après ces propos du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) il ressort clairement que les actes mentionnés constituent des moyens de protection que les créatures diaboliques ne peuvent contourner...

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 23/02/2014 à 08:15

Le Seul qui possède la connaissance de l'Invisible (al ghayb), se rapportant au passé ou à l'avenir est Allah. Même le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne connaissait pas l'Invisible; le Qour'aan énonce:

"Dis[-leur]: "Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d'Allah, ni que je connais l'Inconnaissable
(al ghayb), et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé.
" Dis : "Est-ce que sont égaux l'aveugle et celui qui voit ? Ne réfléchissez-vous donc pas ?"

(Sourate 6 / Verset 50)

Les prédictions que faisait parfois le Messager d'Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) reposaient sur des Révélations qui lui parvenaient de la part d'Allah.

Voilà pourquoi quiconque prétend détenir le pouvoir de prédire l'avenir est un menteur et un charlatan; néanmoins,il peut arriver qu'une personne pieuse ait une vision véridique ("Kachf") de la part d'Allah qui se confirme par la suite (encore faut-il que celle-ci soit comprise et interprétée correctement...) mais en aucun cas cette vision véridique constitue une prémonition à priori certaine de l'avenir.

Wa Allâhou A'lam !

Mawlâna Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 21/02/2014 à 10:23

Durant l’époque antéislamique, comme il a été souligné dans la question, les gens considéraient l’observation du silence comme étant une action purement cultuelle (‘Ibâdât). D’ailleurs, certaines personnes vivant à cette époque faisaient même le vœu de ne pas parler. Ils agissaient ainsi, dans le but d’obtenir le rapprochement de Dieu. Puis, après l’avènement de l’Islam, afin d’enlever cette fausse croyance des cœurs des gens, le Prophète (sallallâhou'alayhi wa sallam) désapprouva cette pratique, en montrant que celle-ci ne figurait pas dans la législation islamique (Chari'a). D’ailleurs, Ibn ‘Abbâs (radhia’allâhou’anhou) rapporte : « Alors que le Prophète (sallallâhou'alayhi wa sallam) prononçait son sermon, un homme restait debout. Il interrogea (les gens) à son sujet et on lui dit : « C’est Abû Isrâ’îl qui a fait un vœu de demeurer debout sous le soleil sans jamais s’asseoir ni se mettre à l’ombre. Il a fait aussi le vœu de ne pas parler et de jeûner continuellement. » Le Prophète (sallallâhou'alayhi wa sallam) dit alors : « Ordonnez-lui de parler, de se protéger du soleil, de s’assoir et de poursuivre son jeûne. » (Cité par l’Imâm Al-Boukhârî dans son Sahîh).

De là, les juristes musulmans ont affirmé qu’il n’est donc pas permis à une personne d’observer le silence, en croyant qu’il s’agit d’une œuvre pie (‘Ibâdât)

Cependant, selon le célèbre savant Hanafi, Ibn Âbidine Châmi (rahimahoullah), si une personne n’a pas une telle croyance, il lui est permis de garder le silence, à cause de cette Tradition du Prophète  (sallallâhou'alayhi wa sallam) qui dit : « Celui qui se tait, sera sauvé. » (Radd-ul-Muhtâr ‘Alâ Ad-Durr-Il-Mukhâr -Volume 3/ Page 441).

Bien que l’observation du silence n’est pas un acte d’adoration proprement dit (‘Ibâdât), il ne convient pas au croyant de délaisser totalement cette pratique, vu les nombreux Ahâdith montrant les mérites de celle-ci. Ainsi, il est donc du devoir de chaque musulman responsable (Moukallaf) de tenir sa langue de toute parole interdite (médisance, calomnie..) ou encore de tout propos futile. La Chari'a a d’ailleurs tellement insisté sur l’importance de la maitrise de la langue, qu’elle nous a conseillé de nous taire, lorsque l’intérêt de parler est identique à l’intérêt de se taire. En effet, l’éminent savant An-Nawawî a déclaré dans son ouvrage « Riyâd-ous-Sâlihine » (le jardin des vertueux) : « Lorsque parler et se taire reviennent au même, la Sunna nous enseigne de nous taire, car les propos licites peuvent conduire à des propos interdites ou détestables. »  (Page 388)

Ainsi, il est donc du devoir du serviteur d’éduquer sa langue conformément aux règles établies par le Législateur Suprême.

Néanmoins, il est bon de souligner tout de même, que selon les savants, une parole vertueuse est sans aucun doute préférable au silence. En effet, Tâwous (rahimahoullah) disait justement, à propos de cela : « Un pieux qui parle est meilleur qu’un pieux qui est silencieux » (Mirqât-oul- Mafâtîh - Volume 6 / Page 388)

De même, en substance du Hadith : «….et il n’est pas permis d’observer le silence toute la journée », Allâma Khattâbî (rahimahoullah) a écrit : « Le silence faisait partie des rites observés au temps de l’ignorance (jâhiliyyah). L’Islam a interdit une telle pratique et a ordonné le dhikr et les bonnes paroles. » (Fath-oul-Bhârî- Volume 7/Page 190).

Ainsi, il ne convient donc pas au musulman d’observer le silence tout le temps, car en agissant ainsi, il ne sera pas en mesure d’accomplir certaines œuvres vertueuses, qui lui ont été enseignées par l’Islam, telles que l’évocation d’Allah avec la langue, la récitation du Qour’ann, le commandement de ce qui est convenable, la proscription de ce qui est blâmable…  (Ad-Durr-oul-Mandhoûd-Volume 5 / Page 64)

On peut donc conclure qu’il n’est pas très approprié pour le musulman d’observer le silence durant toute une journée, car cela l’empêcherait d’accomplir toutes ces bonnes œuvres, qui sont remplies tant de mérites. Tout en faisant l’effort pour contrôler notre langue des propos illicites, on se doit de prononcer des paroles vertueuses, à chaque occasion qui se présente à nous, étant donné que celles-ci peuvent très certainement nous permettre d’obtenir la satisfaction d’Allah. 

Question répondue par Moufti Housman Omarjee le 27/02/2014 à 14:44

Le fait de dire cela en présence de personnes qui savent parfaitement qu'il ne s'agit que d'une plaisanterie (voulant dire que la personne n'est pas douée pour le chant) ne constitue pas le shirk (associer d'autres divinités à Allah)Wa Allâhou a'lam

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 25/02/2014 à 06:46
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