Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

Divers

Il y a là plusieurs aspects à prendre en considération afin d’éviter de tomber dans des complications et des extrêmes qui n’ont pas lieu d’être dans un moment aussi difficile pour toute la famille :

-  Il est makrouh (fortement déconseillé) aux personnes se trouvant dans la salle où est placé le défunt de lire le Qour’aan avant le bain mortuaire (ghousl),

-  Il est permis de faire le tilaawah (lecture du Qour'aan) dans une pièce autre que celle dans laquelle ce trouve le défunt avant le bain mortuaire (ghousl).

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 17/03/2016 à 16:17

Une personne est considérée comme étant dans le "maradh oul mawt" lorsque :

  •  Elle est affectée par une maladie qui entraîne généralement la mort (selon l'avis des spécialistes du corps médical),
  •  que son état est tel qu'elle n'est plus en mesure de s'acquitter de ses besoins personnels (par exemple se rendre sur son lieu de travail (s'il s'agit d'un homme) ou faire les tâches ménagères (pour une femme) comme elle le faisait auparavant (lorsqu'elle était en bonne santé) et
  • qu'elle finisse par succomber de cette maladie.

 

Pour être considéré comme étant parvenu au stade de "maradh oul mawt", il n'est pas nécessaire que le malade soit constamment cloué au lit. (Radd oul Mouhtâr Vol. 7-Pag 241)

Dans le cas d'une affection dont le développement peut s'étendre sur plusieurs années (comme le cancer ou le sida, par exemple), celle-ci est considérée comme étant "maradh oul mawt" lorsqu'elle ne cesse de s'aggraver (jusqu'à entraîner finalement la mort). Si l'évolution de la maladie s'arrête pendant un long laps de temps (une année au moins), elle n'est plus considérée comme "maradh oul mawt" (du moins jusqu'à ce qu'elle se remette à empirer…). (Islâm awr djadîd maydical masâïl Pag.54)

   Dans le droit musulman, le malade qui se trouve en état de "maradh oul mawt" est concerné par des règlements spécifiques, dont voici quelques uns :

  1. S'il offre quelque chose ("hibah")à un étranger (et que celui-ci prend possession de celle-ci), le don n'est valide qu'à hauteur du tiers de ses biens (sauf si tous les héritiers (qui doivent également être adulte) s'accordent pour en valider d'avantage).
  2. S'il fait une reconnaissance de dette en faveur de l'un de ses héritiers, celle-ci ne sera acceptée que si tous les autres héritiers sont d'accord.
  3. S'il divorce de façon définitive (talâq bâïn) de sa femme et qu'il meurt ensuite alors que celle-ci est toujours dans sa 'iddah, elle héritera de lui.
  4. S’il vend quelque chose de bien défini lui appartenant à l'un de ses héritiers la transaction effectuée dépendra de l'autorisation des autres héritiers : Si ceux-ci sont d'accord pour valider la vente, elle le sera effectivement. Et dans le cas où ils ne l'autorisent pas, la vente sera annulée.

Par contre, si elle recouvre ensuite la santé (c'est-à-dire qu'elle quitte le stade de "mardh oul mawt"), sa transaction sera considérée comme étant valide. (Fatâwa Hindiyah)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 21/02/2014 à 10:24
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