Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

La Pureté (at Tahârah)

Si une personne a fait éclater un bouton, et du sang (ou du pus) en est sorti, mais elle a commencé à l’essuyer avec un mouchoir en plusieurs fois sans laisser le sang couler, alors elle devra réfléchir :

  • Si en laissant le sang sortir sans l’essuyer elle pense qu’il aurait coulé, alors le woudhou sera annulé.
  • Si à chaque fois que la personne a essuyé, il y avait tellement peu de sang qu’elle pense que si elle l’avait laissé (sans essuyer), alors le sang serait juste apparu à la surface de la peau sans couler, alors le woudhou reste valide. (Behisté Zéwar Pg. 50)

Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 04/05/2011 à 07:37

Réponse : Étant donné qu'une moquette ou un grand tapis sont tels qu'on ne peut les essorer, les savants indiquent qu'il faut procéder de la façon suivante : on nettoie la partie souillée avec de l'eau en prenant soin de bien enlever l'impureté, puis on laisse sécher à l'air libre ou en absorbant complètement l'eau avec quelque chose. L'opération devra être répétée en trois fois et l'endroit sera alors considéré comme étant purifié. Il est à noter que le nettoyage en une seule fois ne suffit pas pour purifier la partie souillée.

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 11/10/2013 à 09:40

Lorsque quelqu'un doit accomplir une salât obligatoire mais qu'il ne dispose d'aucun moyen de purification (ni eau, ni terre – un tel individu est désigné dans la jurisprudence musulmane comme étant un "fâqid out tahoûrayn"), il doit - par respect et considération à l'égard de l'heure de la salât- imiter ceux qui prient : Ainsi, le moment venu, il devra rester debout quelques instants (sans réciter quoique ce soit et sans faire l'intention d'accomplir la salât) dans la direction de la qiblah, puis elle fera le roukou' et les soudjdoûd. Par la suite, quand il disposera à nouveau de l'eau (ou, le cas échéant, de la terre), il devra réaliser le rituel de purification nécessaire avant de remplacer la prière qui n'a pu être accomplie. (Réf : "Radd oul Mouhtâr" – Volume 1 / Pages 252-253).

Mw Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 11/10/2013 à 16:31

Il n’est pas obligatoire de faire pénétrer l’eau à l’intérieur des yeux pour le woudhou et le ghousl. Ces actes de purification sont donc valides si on gardé les lentilles. Par contre, il est obligatoire de laver les coins des yeux en faisant le woudhou et le ghousl. (Masâilé woudhou Mw. Raf’ate Qâssimi-P.52-55)

Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 12/10/2013 à 07:20

Non, dans ce cas le ghousl reste valable. Il lui suffira de laver les impuretés de son corps et sur les éventuels vêtements souillés. Par contre le woudhou sera annulé. (Fatawa Mahmoudiyya vol.16 pg.195)

Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 31/10/2013 à 09:18

Il n’est pas permis de parler des choses mondaines en faisant les ablutions. Si une personne a quelque chose d’important à dire concernant le dîne (la religion), elle pourra alors le faire rapidement. Cependant dans tous les cas, il n’est pas permis de parler en laissant l’eau couler. A travers un hadith, le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a attiré notre attention sur la gravité de gaspiller l’eau en faisant le woudhou. Une fois, Il passa près du compagnon Sa'd (radhiy Allâhou 'anhou) qui faisait le woudhou (ablutions); Il lui dit : «Qu'est-ce que ce gaspillage (d'eau) ô Sa'd ?» Ce  dernier répondit : « Peut-il avoir gaspillage (d'eau) dans l'accomplissement du woudhou ?» Oui! répliqua le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), même si tu fais le woudhou au bord d'une rivière.(Fatawa Mahmoudiyya V.20—P.239)

Question répondue par Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 20/10/2013 à 14:23

Il est makrouh (déconseillé) d’uriner à l’endroit où l’on fait le woudhou ou le ghousl si ceux-ci sont fait dans des endroits où l’eau stagne, car cela aura pour effet de créer le doute dans le cœur concernant l’état de pureté. D’ailleurs le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dit :

« Que personne d’entre vous n’urine dans la salle de bain et ensuite y prend le ghousl ou fait le woudhou, car les doutes (waswassah) surviennent en grande partie à cause de cela ».

Cependant, si l’eau ne stagne pas mais coule (comme dans une baignoire), alors il ne sera pas makrouh d’uriner. Néanmoins il est préférable de ne pas uriner. (Fatawa Mahmoudiyya V.20—P.162)

Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 12/10/2013 à 07:24

Seul le fait de rire aux éclats pendant la salât annule le woudhou et la salât. En dehors de la salât, ni le rire, ni les injures n’annulent le woudhou, quoi que cela ne fait pas partie des manières du musulman d’injurier autrui.

Question répondue par Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 20/10/2013 à 14:22

Dans ce cas elle n’est pas obligée de faire le ghousl tout de suite. Elle pourra attendre la fin de son haidh pour prendre son bain obligatoire. (Fatawa Khaaniyyah vol.1 / pag.22)

Question répondue par Moufti Louqman Ingar

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:07

La pureté est un élément essentiel et naturel qui doit subsister en chaque être humain, plus particulièrement chez le musulman qui est amené à accomplir à tout moment des actes d'adorations comme la salah. C’est pour cette raison que le Prophète rdit (dans un hadith) :

"La pureté est la moitié de la Foi (Imân)".

Cependant la Chari'ah nous impose de veiller scrupuleusement à la pureté du corps, des vêtements et de l’endroit uniquement lorsqu'il s'agit d'accomplir la prière rituelle. Ce qui signifie que si les draps et couvertures ont été souillés par des impuretés (comme du sperme), il ne sera pas obligatoire de les laver immédiatement. Si cette impureté a séché et que notre corps ou notre linge (sec) s’est frotté à elle, on ne deviendra pas nadjis (impur).

Néanmoins il est tout de même préférable au musulman de purifier (selon les règles de la Chari'ah) le plus rapidement possible tout ce qui touche à son environnement, car les choses impures autour de lui auront pour effet d’installer le doute (waswassah) dans son cœur.

Question répondue par Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:09

Non, les ablutions ne sont pas annulées dans ce cas ; cependant il faudra laver les parties de la main qui ont été éventuellement souillées par l'impureté.

Question répondue par Mw Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:09

Si le sperme (maniy) est émis suite à un orgasme mais il ne sort pas immédiatement du corps (pour une raison quelconque); ce n'est que par la suite qu'il s'écoule à l'extérieur (lorsque la personne concernée n'est plus en état d'excitation), dans ce cas le ghousl sera quand même obligatoire, étant donné que pour que le ghousl soit annulé, il est nécessaire que le plaisir et l'état d'excitation soient présents lorsque le maniy quitte son emplacement d'origine à l'intérieur de l'organisme, et pas nécessairement lors de sa sortie du corps.

En considérant le principe énoncé, on déduira les règles suivantes :

  1. Si une personne prend son bain rituel rapidement, avant que ne sorte complètement le maniy émis lors de l'orgasme, et qu'après le ghousl, elle constate un nouvel écoulement de maniy, il lui sera nécessaire de refaire son ghousl, étant donné que ce qui sort après le bain n'est que le reste de sperme émis lors de l'orgasme.
     
  2. Par contre, si elle a pris son bain après avoir uriné ou dormi ou marché un peu, et qu'après son ghousl, il y a du maniy qui s'écoule à nouveau, dans ce cas, il ne lui sera pas nécessaire de renouveler le bain étant donné que le fluide qui sort la seconde fois est considéré comme n'ayant pas été émis au moment de l'orgasme.

Note :Ceci n'est pas à confondre avec le cas d'une femme qui prend un bain obligatoire après un rapport avec son mari. Après le bain elle s’aperçoit de l’écoulement d’un reste du sperme de son mari provenant de son vagin, dans ce cas le ghousl reste valable. Il lui suffira de laver les impuretés de son corps et sur les éventuels vêtements souillés. Par contre le woudhou sera annulé.

Mw Mouhammad Patel

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:12

Oui, les pertes blanches annulent le woudhou. Même si elles sont excessives, il faudra à chaque fois refaire le woudhou. Si durant la salât une femme constate qu’elle est entrain d’avoir des pertes blanches, elle devra refaire le woudhou et recommencer la salah.

Cependant si ces pertes sont tellement abondantes que la femme ne trouve pas le temps de faire le woudhou et faire la salah fardh durant le temps complet d’une salât (pour la salât fadjr par exemple : du soubh-saadiq jusqu’au lever du soleil), alors elle sera considérée comme ma’dhour (excusée).

Donc en tant que ma’dhour, elle fera une seule fois le woudhou à l’heure de chaque prière obligatoire et accomplira ensuite, avec ces ablutions, autant de salât qu’elle désire (fardh, sounnate, nafl etc.) pendant cette heure. Son woudhou s’annulera par l’achèvement de l’heure de la salât ou par un des facteurs qui annulent le woudhou (à part les pertes blanches : son 'oudhr). Elle restera en état de ma’dhour tant que son 'oudhr (les pertes blanches) se manifeste au moins une fois après le début de l'heure de la salât obligatoire.

Cependant si son oudhr s'interrompt totalement et il ne se manifeste plus du tout durant toute l'heure de la salât obligatoire, elle perdra le statut de ma'dhoûr.

Question répondue par Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:13

Non, seul la partie du vêtement qui est souillée par l’impureté doit être lavée. La méthode de purification est la suivante :

Il faut verser l’eau une première fois sur la partie impure et essorer (tordre), puis renouveler l’opération en trois fois. À la troisième fois, il faut tordre plus fort; le vêtement sera alors purifié. (Béhishté Zéwar P.104)

 Moufti Fayzal Valy

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 02/11/2013 à 11:13
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