Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

La Consommation

Réponse : Si une personne reçoit une invitation et qu’elle sait à l'avance que celle-ci comprend des aspects illicites (consommation de boissons alcoolisées, promiscuité entre hommes et femmes étrangers etc…), alors elle ne doit pas accepter.

Si elle ne sait rien à l'avance et ce n'est qu'en arrivant à l'invitation qu'elle constate des aspects illicites, alors deux cas de figure peuvent se présenter :

  • Les choses interdites se trouvent à table (présence de boissons alcoolisées par exemple…): Dans ce cas aussi il ne lui est pas permis de prendre part à cette invitation.
  • Si les choses interdites ne se trouvent pas à table (ambiance musicale prohibée par exemple…):

- Dans le cas où la personne concernée bénéficie d'une certaine estime aux yeux des gens et elle est considérée comme une référence religieuse, elle doit d'abord essayer de faire en sorte que les choses interdites soient retirées (si elle en a le pouvoir, bien sûr). Sinon, elle doit repartir et ne pas prendre part à cette invitation.

- Et dans le cas où elle n'est pas considérée comme une référence religieuse, alors elle essaiera quand même de faire de son possible pour que le mal soit retiré. Si elle ne peut rien faire, il lui sera permis, mais à contre cœur, de prendre part à l'invitation, par un acte de présence.

Cette approche des oulémas hanafites vise à répondre à une double exigence : D'abord, il s'agit pour le musulman de respecter, dans la mesure du possible, son devoir de nahiy 'anil mounkar (condamnation du blâmable), en l'occurrence, dans le cas présent, par l'intermédiaire de l'expression de sa désapprobation face au mal dont il est témoin; mais d'un autre côté, il convient pour lui de ne pas adopter une attitude tellement rude et sévère qu'elle pourrait avoir pour effet de conduire à une rupture totale et complète des liens familiaux ou d'amitié l'unissant à la (ou aux) personne(s) l'ayant convié, fermant ainsi une issue essentielle qui aurait pu être employée par la suite pour tenter de réaliser une réforme positive… (Halal o haram P.112)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 21/02/2014 à 10:56

Réponse : L'éthylvanilline est un arôme artificiel autorisé.

 

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 22/05/2016 à 04:57
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