Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

Divers

Réponse : La littérature islamique ou n'importe quel autre papier contenant des manuscrits religieux devraient être fortement respecté. Si on ne les utilise plus ils devraient alors être stockés ou alternativement débarrassés d'une façon respectable. Les noms d'Allah, de ses anges, et des messagers doivent d'abord être effacés ensuite le reste de la page peut être brûlé. Une autre option est d'enterrer le papier comme il est. Cette dernière méthode est la plus aisée, et donc recommandable. (Raddoul Mouhtâr vol.5 pag.271)

L'essentiel est que nous montrions le plus grand respect à de telle littérature même en cours d'utilisation. Ceci nécessite que nous ne  laissions aucune possibilité à quiconque de la traiter sans respect. Les méthodes mentionnées ci-dessus répondent à cette exigence puisqu'elles proposent de détruire totalement le papier ou de défaire l'honneur attaché au papier ou de le distancer simplement de n'importe quelle possibilité d'irrévérence.

Quant à l'utilisation d'une machine de déchiquetage, elle ne remplit pas forcément l'objectif recherché. Ceci est du au fait que, principalement, le manuscrit n'a pas été effacé du papier. En outre, basé sur la taille des polices de caractère du manuscrit, la probabilité que quelques « mots saints » ne soient pas détruits ne peut être négligée. Ainsi, on ne devrait pas utiliser la machine de déchiquetage pour se débarrasser des littératures et des brochures islamiques etc.

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 17/10/2013 à 11:53

Concernant le fait de parler (converser, discuter...) avec des gens après la Salah de Icha, on peut souligner les points suivants:

  •  Il est sounnah de dormir immédiatement aprés la salah de Icha :
  1. Abdoullah (radhi yallâhou'anhou) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) détestait s'engager dans des discussions aprés la salah de Icha." (cité par Boukhâri dans son Sahih, 1/84)
  2. 'Â-icha (radhi yallâhou'anha) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) ne dormait jamais avant Icha ni ne s'engageait dans des discussions aprés Icha (cité par Ahmad dans son Mousnad, 6/264)
  3. Oumar (radhi yallâhou'anhou) punissait ceux qui s'engageait dans des conversations inutiles aprés la salah de Icha. Il leur disait: "vous vous engagez dans des conversations maintenant et vous resterez endormi durant la dernière portion de la nuit." (cité par Qourtoubi dans son Tafsir, 13/138)

 Le but d'éviter des conversations inutiles après la salah de Icha est de dormir tôt afin de ne pas manquer la prière du matin (Fadjr) ou des prières durant la derniére partie de la nuit (tahajjoud). Ainsi, il est trés réprimendable de s'engager dans des paroles inutiles aprés la salah de Icha si on craint de manquer la priére du fadjr, ou du tahajjoud pour ceux qui en ont l'habitude. (Raddoul Moukhtâr 1/368)

Cependant, les savants ont mentionné quelques exceptions:

  • Il est autorisé de converser aprés la salah de Icha dans les cas suivants: pour une nécessité importante, des discussions religieuses (Fiqh, Hadith, tafsîr, lecture du Qour'âne, Dhikr, récits des pieux...), des discussions avec les invités, pendant un voyage, lors de la nuit de noces.
    (Raddoul Moukhtâr 1/368)

     
  • Imâm Boukhâri  (rahimahoullah) a mentionné un chapitre de son Sahih qui abonde dans le même sens. Il est à noter que ces conversations autorisés ne doivent pas sortir des limites de la Chari'a.
  1. Oumar (radhi yallâhou'anhou) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) avait l'habitude de discuter avec Abou Bakr (ra) concernant les affaires de la Oummah. Oumar (ra) affirme qu'il était aussi présent dans ces assemblées.(cité dans Fathoul Bâri 2/74).
  2. Le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) avait l'habitude de s'enquérir des affaires de sa famille avec ses épouse avant de dormir (Hayatous Sahaba, par Youssouf Khandlawi, vol.1).

Moulla 'Ali Qâri (rahimahoullah) précise que raconter des incidents aux épouses et aux enfants à ce moment, afin de développer des relations de qualité avec eux, n'est pas répréhensible. En fait, c'est une marque de magnanimité et de bonnes relations avec sa famille (cité dans Jam'oul Wassâ'il, 2/48).

Il est donc trés réprimendable (makrouh) de s'engager dans des conversations inutiles aprés la salah de Icha, sauf pour les cas mentionnés ci-dessus. Malheureusement, de nos jours, la oummah est peu regardant sur cette question qui est souvent la cause de la négligence de beaucoup d'obligations religieuses.

Question répondue par Moufti Louqman Ingar le 21/02/2014 à 14:14

Les propos qu’on vous a cités ne sont pas rapportés du Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) par une quelconque chaîne de transmission valide.

Pour ce qui est de la question du sommeil après la Salâtoul Fadjr, il faut savoir que, en règle générale, certains oulémas déconseillent cela pour deux raisons :

  • Le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne dormait habituellement pas à ce moment ; il restait assis généralement à parler du dîn après la prière du matin avec ses Compagnons (radhia Allâhou anhoum), et ce, jusqu’à ce que le soleil se lève.
  • Dans un Hadith authentique, il est relaté que le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a invoqué Allah pour qu’Il accorde la bénédiction à sa communauté dans ce qui est entrepris tôt le matin. C’est en considérant l’énoncé de ce Hadith que des oulémas ont affirmé que l'idéal, pour le musulman, consiste à débuter son activité professionnelle tôt, au tout début de la journée, lorsqu'il est encore frais et dispos.

Néanmoins, d’autres oulémas précisent que, dans le cas où le musulman a besoin de se reposer un peu pour reprendre des forces avant de commencer sa journée (parce qu’il s’est réveillé très tôt par exemple), il n’y a aucun mal à ce qu’il dorme après avoir accompli la Salâtoul Fadjr :

  • Il est ainsi rapporté au sujet de Oummou Salamah (radhia Allâhou anhâ) qu’elle dormait après (la prière du) matin. (Mousannaf Ibn Abi Chaybah – Volume 13 / Pages 100-101)
  • Et il est rapporté au sujet de ‘Oumar (radhia Allâhou anhou) qu’il est allé une fois rendre visite à Souheyb (radhia Allâhou anhou) tôt le matin et il (radhia Allâhou anhou) l’a trouvé endormi. Oumar (radhia Allâhou anhou) s’est alors assis auprès de lui, attendant qu’il se réveille. Quand Souheyb (radhia Allâhou anhou) ouvrit les yeux et le vit, il (radhia Allâhou anhou) s’exclama : "Le chef des croyants est assis par terre alors que Souheyb est en train de dormir confortablement… !" Oumar (radhia Allâhou anhou) lui dit alors : "Je n’ai voulu que tu perdes un sommeil qui t’est bénéfique."(Mousannaf Ibn Abi Chaybah – Volume 13 / Page 101)

Wa Allâhou A’lam !

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 27/02/2014 à 07:05

Abou Said Al-Khoudri (radhiy Allâhou'anh) rapporte que Le Prophète d’Allah (sallallâhou'alayhi wa sallam) interdit de boire de la partie cassée d'un bol et de souffler sur la boisson. (Abou Dâwoûd vol.2/pg.167).

A la lumière de ce hadith, les commentateurs précisent que manger et boire dans des ustensiles ou des verres ébréchés ne sont pas interdits. Néanmoins, il faut éviter de boire à l'endroit où il y a la fissure ou la brèche, étant donné qu’il y a un risque de se blesser.

Aussi, la croyance que la baraka (la bénédiction) ne pénètre pas dans une maison dans laquelle de tels ustensiles s’y trouvent est sans fondement.

Wallâhou A'lam

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 28/04/2016 à 08:07

Abou Said Al-Khoudri (radhiy Allah 'anh) rapporte que le Prophète d’Allah (sallallâhou'alayhi wa sallam) a interdit de boire de la partie cassée d'un bol et de souffler sur la boisson. (Abou Dâwoud : 2/167)

A la lumière de ce hadith, les commentateurs précisent que manger et boire dans des ustensiles ou des verres ébréchés ne sont pas interdits. Néanmoins, il faut éviter de boire à l'endroit où il y a la fissure ou la brèche, étant donné qu’il y a un risque de se blesser. Aussi, la croyance que la bénédiction (baraka) ne pénètre pas dans une maison dans laquelle de tels ustensiles s’y trouvent est sans fondement.

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 12/05/2016 à 03:33
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