Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

Le Licite et l'Illicite (Al Hazr wal Ibâhah)

Le port de lentilles de contact colorées vise généralement à embellir de façon significative (et souvent ostensible…) l'apparence d'une personne. C'est en effet cela qui motive la préférence accordée à ce genre de verres de contact plutôt qu'aux simples lentilles (non colorées). Partant de cette constatation, il n'est pas permis aux hommes et aux femmes de les porter en public (devant des personnes non mahram), et ce, afin d'éviter que cette forme d'embellissement ne constitue un facteur de tentation (fitna). Par contre, la femme est autorisée à les porter pour son mari et vice-versa.

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 19/02/2014 à 05:50

Le port de bijoux (en or, argent ou tout autre matière) est autorisé exclusivement aux femmes en Islam. Cependant certains principes doivent être respectés :

  1. La musulmane doit obligatoirement veiller à ne pas porter un bijou symbolique des non musulmans (croix, crucifix, étoile de David…) ou un bijou qui témoignerait de croyances allant à l'encontre des enseignements de l'Islam ("main de Fatimah"…).
     
  2. Uniquement le piercing des parties du corps où le port de bijou est habituel pour les musulmanes est autorisé, c'est à dire les oreilles (et le nez, éventuellement). Le piercing des autres endroits du corps (comme les sourcils, la lèvre, la langue, le nombril…) n'est pas permis.
     
  3. Il est autorisé de porter une chaîne de cheville, cependant il ne faut pas que celle-ci émette un son quelconque, par des petites clochettes par exemple.
     
  4. Les bijoux de n’importe quelle matière sont autorisés (aux femmes), à l’exception de la bague qui ne doit pas être en fer, en acier ou en cuivre.
Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 17/03/2016 à 16:17

Beaucoup de Fouqaha (juristes) et de Mouhaddiçîne (personnes versées dans la science des Hadith) affirment que Raçouloullah (sallallâhou'alayhi wa sallam) portait une bague par nécessité (pour tamponner ses lettres). Ainsi, porter une bague sera une Sounnah pour la personne qui a la même nécessité de tamponner (ex: un dirigeant, un secrétaire,…).

Pour celui qui n'a pas cette nécessité, ce ne sera qu'une permission (djawâz).

Cependant cette permission est soumise à certaines conditions :

  1. La bague doit être en argent (Toutes les autres matières sont prohibées pour l’homme).
  2. La bague doit peser moins de 4,37 gr.
  3. Elle ne doit pas être une bague connue pour être portée des femmes (ex: ornées de pierre).
  4. La niyyah ne doit pas être corrompue (ex: ostentation, mode, etc…).
  5. Il est mieux de la porter à la main gauche. Cependant, il est permis de la porter à la main droite. Mais elle doit être portée dans l'auriculaire (petit doigt). Si la bague a une pierre, la pierre doit être tournée vers la paume de la main.
Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 25/02/2016 à 11:37

Réponse : La littérature islamique ou n'importe quel autre papier contenant des manuscrits religieux devraient être fortement respecté. Si on ne les utilise plus ils devraient alors être stockés ou alternativement débarrassés d'une façon respectable. Les noms d'Allah, de ses anges, et des messagers doivent d'abord être effacés ensuite le reste de la page peut être brûlé. Une autre option est d'enterrer le papier comme il est. Cette dernière méthode est la plus aisée, et donc recommandable. (Raddoul Mouhtâr vol.5 pag.271)

L'essentiel est que nous montrions le plus grand respect à de telle littérature même en cours d'utilisation. Ceci nécessite que nous ne  laissions aucune possibilité à quiconque de la traiter sans respect. Les méthodes mentionnées ci-dessus répondent à cette exigence puisqu'elles proposent de détruire totalement le papier ou de défaire l'honneur attaché au papier ou de le distancer simplement de n'importe quelle possibilité d'irrévérence.

Quant à l'utilisation d'une machine de déchiquetage, elle ne remplit pas forcément l'objectif recherché. Ceci est du au fait que, principalement, le manuscrit n'a pas été effacé du papier. En outre, basé sur la taille des polices de caractère du manuscrit, la probabilité que quelques « mots saints » ne soient pas détruits ne peut être négligée. Ainsi, on ne devrait pas utiliser la machine de déchiquetage pour se débarrasser des littératures et des brochures islamiques etc.

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 17/10/2013 à 11:53

Réponse : Oui, il est autorisé de mettre de la laque dans ses cheveux, à condition bien sûr qu’elle ne contient aucune substance qui soit considérée -d’après la Chari'a- comme étant impure. Cependant, lors des ablutions, on doit impérativement s’assurer que l’eau puisse atteindre la partie qui se trouve en dessous, sans quoi celles-ci ne seront pas valables. Etant donné que l’acquisition de la pureté rituelle est une des conditions requises pour la validité de la Salât, il nous est donc nécessaire de faire particulièrement attention à cela.

Il ne faut pas oublier que quelque soit la coiffure -permise- adoptée, il est obligatoire à la femme muulmane de se couvrir les cheveux en présence d'hommes étrangers (non mahram).

Question répondue par Moufti Housman Omarjee le 21/02/2014 à 06:48

Réponse : Si une personne reçoit une invitation et qu’elle sait à l'avance que celle-ci comprend des aspects illicites (consommation de boissons alcoolisées, promiscuité entre hommes et femmes étrangers etc…), alors elle ne doit pas accepter.

Si elle ne sait rien à l'avance et ce n'est qu'en arrivant à l'invitation qu'elle constate des aspects illicites, alors deux cas de figure peuvent se présenter :

  • Les choses interdites se trouvent à table (présence de boissons alcoolisées par exemple…): Dans ce cas aussi il ne lui est pas permis de prendre part à cette invitation.
  • Si les choses interdites ne se trouvent pas à table (ambiance musicale prohibée par exemple…):

- Dans le cas où la personne concernée bénéficie d'une certaine estime aux yeux des gens et elle est considérée comme une référence religieuse, elle doit d'abord essayer de faire en sorte que les choses interdites soient retirées (si elle en a le pouvoir, bien sûr). Sinon, elle doit repartir et ne pas prendre part à cette invitation.

- Et dans le cas où elle n'est pas considérée comme une référence religieuse, alors elle essaiera quand même de faire de son possible pour que le mal soit retiré. Si elle ne peut rien faire, il lui sera permis, mais à contre cœur, de prendre part à l'invitation, par un acte de présence.

Cette approche des oulémas hanafites vise à répondre à une double exigence : D'abord, il s'agit pour le musulman de respecter, dans la mesure du possible, son devoir de nahiy 'anil mounkar (condamnation du blâmable), en l'occurrence, dans le cas présent, par l'intermédiaire de l'expression de sa désapprobation face au mal dont il est témoin; mais d'un autre côté, il convient pour lui de ne pas adopter une attitude tellement rude et sévère qu'elle pourrait avoir pour effet de conduire à une rupture totale et complète des liens familiaux ou d'amitié l'unissant à la (ou aux) personne(s) l'ayant convié, fermant ainsi une issue essentielle qui aurait pu être employée par la suite pour tenter de réaliser une réforme positive… (Halal o haram P.112)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 21/02/2014 à 10:56

Réponse : L'Islam autorise et encourage l'homme et la femme à toujours avoir une bonne hygiène et à soigner leur apparence physique ; néanmoins, il ne leur permet pas de modifier celle-ci par pur souci d'embellissement.

Plusieurs règles sont liées à ce principe…

  1. Le recours à la chirurgie esthétique est permis pour un homme ou une femme lorsqu'il s'agit de :
  • supprimer des anomalies physiques gênantes(comme dans le cas, par exemple, d'un enfant qui naît avec un doigt supplémentaire, ou avec un "bec-de-lièvre"…)
     
  • réparer les dommages survenus à cause d'un accident; le Prophète ravait autorisé à 'Arfadja bin As'ad (ra) dont le nez avait été sectionné au cours d'une bataille, d'avoir recours à une sorte de prothèse en or pour remplacer l'organe qu'il avait perdu.

 Ce type de chirurgie est souvent qualifié de "chirurgie réparatrice".

  1. La chirurgie plastique qui est faite dans un but purement esthétique, afin d'embellir les formes de certains organes ou pour atténuer les signes du vieillissement (comme le lifting par exemple), et qui ne repose donc sur aucune nécessité ou besoin, n'est pas permise.
Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 23/02/2014 à 08:16

Il n'est pas permis de porter une perruque faite à partir des cheveux humains ou de se faire rajouter de tels cheveux car le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'a clairement interdit. Il dit : "Qu'Allah maudisse la femme qui rajoute les (les siens ou ceux des autres) cheveux (avec ceux d'un humain) et la femme qui se fait rajouter les cheveux (avec ceux d'un humain) …" (Sahih Boukhâri)

De même, si la perruque ou le rajout est fait à partir de poils de porc, il sera interdit de la porter à cause du caractère impur de ces poils. Par contre si la perruque ou le rajout des cheveux est fait de poils d'animal (autre que ceux du porc) ou des cheveux synthétiques, il n'y a pas de mal à la porter.

Cependant il est important de rappeler qu'il n'est pas raisonnable de porter une perruque ni se faire rajouter des cheveux sans raison valable. (Ahsanoul fatâwa vol.5-pg.75 / Fatâwa Hindiyya vol.5-pg.358)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 22/02/2014 à 09:08

Selon certains savants Hanafites, l’utilisation des clochettes peut-être permise, à condition que celle-ci soit faite pour un motif qui ne contrevient pas aux règles ou aux finalités du droit musulman. On pourrait citer comme exemple d’usage licite le fait de mettre des clochettes au cou des animaux d’un troupeau

 En effet, l’éminent juriste Hanafi, l’Imâm Mouhammad Ach-Chaybâni (rahimahoullah) écrit en ce sens, dans un de ses ouvrages ("As-siyar-oul kabîr") :« Il est déconseillé d’accrocher une clochette au cou d’un animal, lors des campagnes militaires au sein d’un territoire hostile car le son qu’elle produit pourrait indiquer à l’ennemi l’emplacement des musulmans….De la même façon, si le cavalier (musulman) se trouve dans un espace détertique en territoire hostile où il y a le risque pour lui de devenir une cible potentielle d’agression, il lui est aussi déconseillé d’accrocher une clochette au cou de son animal, afin de ne pas se faire remarquer. Toutefois, si le port de la clochette présente une utilité quelconque, il n’y a pas de mal à le faire, d’autant plus que cette pratique présente de nombreux avantages comme .  celui de permette à  un animal qui s’éloigne du troupeau de pouvoir retrouver et rattraper les autres bêtes grâce au son de la clochette.  Ou encore, la nuit,  le son d’une clochette peut éloigner de la caravane des animaux dangereux.(...) »  (Fatâwa Al-Hindiyyah- Volume 5/ Page 354)

Vu les nombreux avantages de la clochette, les savants ont donc donné l’autorisation de l’accrocher au cou de l’animal. Puis, certains savants ont donc bien évidemment élargi cette permission d’utiliser les clochettes pour toute chose possédant un intérêt à caractère licite.

Pour ce qui est du Hadith qui dit que « les anges n’accompagnent pas un groupe de gens dans lequel se trouve un chien ou une cloche », selon certains savants, il ne s’applique que dans un contexte de guerre. Mufti Sa’îd Palanpourî écrit dans son commentaire de Tirmidhî : « (La règle énoncée dans) Ce hadith est spécifique au groupe qui est engagé dans des hostilités. Le Prophète (salallâou’alahi’wassallam) a mis l’emphase sur le fait qu’aucun chien n’accompagne l’armée et qu’aucun animal se trouvant avec eux ne porte à son cou une clochette pour éviter que, le son qu’ils pourraient produire n’informe les ennemis sur les faits et gestes du groupe. (…) Cet ordre est spécifique au groupe qui est dans une situation de belligérance et ne s’applique pas à d’autres groupes. Certaines personnes ont donné à cette parole du Prophète (salallâou’alahi’wassallam) un sens général, et ont ainsi affirmé qu’il est interdit de faire sonner les cloches dans les Madressahs (écoles coraniques). Ceci n’est pas correct. » (Thoufat-oul al-ma’î- Volume 4/ Page 621)

De même, nous pouvons noter que plusieurs érudits -tels qu’Abû Dâoûd (rahimahoullah) ou encore l’Imâm At-Tirmidhî (rahimahoullah)- ont classé le Hadîth : « Les anges n’accompagnent pas un groupe de gens dans lequel se trouve un chien ou une cloche », dans le chapitre concernant le Jihâd. Ceci peut-être argument solide permettant de prouver que ce Hadîth est spécifique au Jihâd.       

Aussi, nous voyons dans ce Hadith, que le Prophète (salallâou’alahi’wassallam)  désapprouva également le fait que l’homme possède un chien. Toutefois, comme nous le savons tous, la Chari'a a autorisé au musulman de posséder certains types de chiens, comme par exemple les chiens de chasse, les chiens de troupeau, les chiens de garde… S’il a été autorisé de garder certains types de chiens, c’est justement pour l’intérêt de l’être humain. S’il est ainsi pour les chiens, pourquoi serait-il différent pour les clochettes, alors que tous les deux ont été cités ensemble dans ce Hadîth. De là, nous pouvons en déduire qu’il est permis d’utiliser les clochettes, lorsque celles-ci sont utilisées pour un objectif licite, à l’instar du chien. (Taqmila de Fath-oul Moulhim de Muftî Taquî Uthmânî - Volume 10/ Page 155)

De même, certains savants se sont appuyés sur le fait que la révélation parvenait au Prophète (salallâou’alahi’wassallam), comme le bruit d’une cloche. En effet, il est rapporté que Hârith Ibn Hishâm (radhia’allâhou’anhou) demanda au Messager d’Allah (salallâou’alahi’wassallam): « Ô Prophète d’Allah, comment te vient la révélation ? » Le Prophète (salallâou’alahi’wassallam) lui répondit : « Parfois, elle me vient comme le bruit d’une cloche, c’est pour moi la forme la plus éprouvante..... » (Cité par l’Imâm Al-Boukhârî dans son Sahîh) Ainsi, si nous prenons les deux Traditions citées dans la question comme telles, la question suivante peut-être posée : comment le Prophète (salallâou’alahi’wassallam) a pu comparer une chose louable, qu’est la révélation, avec une chose condamnable ? Les savants ont donc donné différentes explications à cela. Nous allons nous contenter d’en citer que deux :

  1. Certains savants ont répondu cette problématique, en affirmant tout simplement que les Ahâdiths dans lesquels le Prophète (salallâou’alahi’wassallam) condamna l’utilisation de la clochette est spécifique au Jihâd. Ainsi, selon eux, il y a donc aucun mal de comparer la révélation à une cloche.  (Kashf-oul Bârî- Volume / Page 259)
     
  2. Ibn Hajar écrit dans son fameux commentaire du Sahîh de l’Imâm Boukhârî : «  Il n’est pas nécessaire que le comparant et le comparé soient identiques en tous points… Mais, il suffit qu’ils aient tous les deux un point commun, qui est dans ce contexte le son. » En effet, dans le Hadîth dans lequel il est mentionné que la Révélation parvenait comme un tintement de la cloche, l’élément commun qui relie les deux, est la puissance du son. Néanmoins, dans l’autre Hadîth dans lequel il est dit que la cloche est la flûte de Satan, l’élément commun qui pourrait exister entre les deux est la procuration du plaisir. (Voir Fath-oul Bârî- Volume 1/ Page 20)

De là, nous pouvons en déduire, qu’il n’est donc pas permis d’utiliser la clochette pour un but contraire aux enseignements de l’Islam (comme par exemple le fait de porter pour les femmes des chaînes clochettes en présence d'hommes étrangers (non-mahram)....).Bref, le statut de la clochette dépendra ainsi de son utilisation. Si on l’utilise dans un but à caractère licite, on ne pourra pas considérer cela comme interdit.

 Wa Allâhou A’lam !

Question répondue par Moufti Housman Omarjee le 28/02/2014 à 02:35

Concernant le fait de parler (converser, discuter...) avec des gens après la Salah de Icha, on peut souligner les points suivants:

  •  Il est sounnah de dormir immédiatement aprés la salah de Icha :
  1. Abdoullah (radhi yallâhou'anhou) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) détestait s'engager dans des discussions aprés la salah de Icha." (cité par Boukhâri dans son Sahih, 1/84)
  2. 'Â-icha (radhi yallâhou'anha) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) ne dormait jamais avant Icha ni ne s'engageait dans des discussions aprés Icha (cité par Ahmad dans son Mousnad, 6/264)
  3. Oumar (radhi yallâhou'anhou) punissait ceux qui s'engageait dans des conversations inutiles aprés la salah de Icha. Il leur disait: "vous vous engagez dans des conversations maintenant et vous resterez endormi durant la dernière portion de la nuit." (cité par Qourtoubi dans son Tafsir, 13/138)

 Le but d'éviter des conversations inutiles après la salah de Icha est de dormir tôt afin de ne pas manquer la prière du matin (Fadjr) ou des prières durant la derniére partie de la nuit (tahajjoud). Ainsi, il est trés réprimendable de s'engager dans des paroles inutiles aprés la salah de Icha si on craint de manquer la priére du fadjr, ou du tahajjoud pour ceux qui en ont l'habitude. (Raddoul Moukhtâr 1/368)

Cependant, les savants ont mentionné quelques exceptions:

  • Il est autorisé de converser aprés la salah de Icha dans les cas suivants: pour une nécessité importante, des discussions religieuses (Fiqh, Hadith, tafsîr, lecture du Qour'âne, Dhikr, récits des pieux...), des discussions avec les invités, pendant un voyage, lors de la nuit de noces.
    (Raddoul Moukhtâr 1/368)

     
  • Imâm Boukhâri  (rahimahoullah) a mentionné un chapitre de son Sahih qui abonde dans le même sens. Il est à noter que ces conversations autorisés ne doivent pas sortir des limites de la Chari'a.
  1. Oumar (radhi yallâhou'anhou) rapporte que le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) avait l'habitude de discuter avec Abou Bakr (ra) concernant les affaires de la Oummah. Oumar (ra) affirme qu'il était aussi présent dans ces assemblées.(cité dans Fathoul Bâri 2/74).
  2. Le messager d'Allah (salallâhou 'alayhi wasallam) avait l'habitude de s'enquérir des affaires de sa famille avec ses épouse avant de dormir (Hayatous Sahaba, par Youssouf Khandlawi, vol.1).

Moulla 'Ali Qâri (rahimahoullah) précise que raconter des incidents aux épouses et aux enfants à ce moment, afin de développer des relations de qualité avec eux, n'est pas répréhensible. En fait, c'est une marque de magnanimité et de bonnes relations avec sa famille (cité dans Jam'oul Wassâ'il, 2/48).

Il est donc trés réprimendable (makrouh) de s'engager dans des conversations inutiles aprés la salah de Icha, sauf pour les cas mentionnés ci-dessus. Malheureusement, de nos jours, la oummah est peu regardant sur cette question qui est souvent la cause de la négligence de beaucoup d'obligations religieuses.

Question répondue par Moufti Louqman Ingar le 21/02/2014 à 14:14

Les propos qu’on vous a cités ne sont pas rapportés du Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) par une quelconque chaîne de transmission valide.

Pour ce qui est de la question du sommeil après la Salâtoul Fadjr, il faut savoir que, en règle générale, certains oulémas déconseillent cela pour deux raisons :

  • Le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne dormait habituellement pas à ce moment ; il restait assis généralement à parler du dîn après la prière du matin avec ses Compagnons (radhia Allâhou anhoum), et ce, jusqu’à ce que le soleil se lève.
  • Dans un Hadith authentique, il est relaté que le Prophète Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a invoqué Allah pour qu’Il accorde la bénédiction à sa communauté dans ce qui est entrepris tôt le matin. C’est en considérant l’énoncé de ce Hadith que des oulémas ont affirmé que l'idéal, pour le musulman, consiste à débuter son activité professionnelle tôt, au tout début de la journée, lorsqu'il est encore frais et dispos.

Néanmoins, d’autres oulémas précisent que, dans le cas où le musulman a besoin de se reposer un peu pour reprendre des forces avant de commencer sa journée (parce qu’il s’est réveillé très tôt par exemple), il n’y a aucun mal à ce qu’il dorme après avoir accompli la Salâtoul Fadjr :

  • Il est ainsi rapporté au sujet de Oummou Salamah (radhia Allâhou anhâ) qu’elle dormait après (la prière du) matin. (Mousannaf Ibn Abi Chaybah – Volume 13 / Pages 100-101)
  • Et il est rapporté au sujet de ‘Oumar (radhia Allâhou anhou) qu’il est allé une fois rendre visite à Souheyb (radhia Allâhou anhou) tôt le matin et il (radhia Allâhou anhou) l’a trouvé endormi. Oumar (radhia Allâhou anhou) s’est alors assis auprès de lui, attendant qu’il se réveille. Quand Souheyb (radhia Allâhou anhou) ouvrit les yeux et le vit, il (radhia Allâhou anhou) s’exclama : "Le chef des croyants est assis par terre alors que Souheyb est en train de dormir confortablement… !" Oumar (radhia Allâhou anhou) lui dit alors : "Je n’ai voulu que tu perdes un sommeil qui t’est bénéfique."(Mousannaf Ibn Abi Chaybah – Volume 13 / Page 101)

Wa Allâhou A’lam !

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 27/02/2014 à 07:05

Réponse : Il faudrait, pour pouvoir répondre à votre question, citer de manière précise les ingrédients qui vous semblent douteux, afin de déterminer leur statut (licite/pur ou pas). Néanmoins, il faut savoir d'une manière générale que dans ce type de produits cosmétiques, on peut trouver un certain nombre d'éléments non autorisés comme le "castoréum" ou le "CI 75470" ou "naturel red N°4".    

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 26/04/2016 à 13:54

Abou Said Al-Khoudri (radhiy Allâhou'anh) rapporte que Le Prophète d’Allah (sallallâhou'alayhi wa sallam) interdit de boire de la partie cassée d'un bol et de souffler sur la boisson. (Abou Dâwoûd vol.2/pg.167).

A la lumière de ce hadith, les commentateurs précisent que manger et boire dans des ustensiles ou des verres ébréchés ne sont pas interdits. Néanmoins, il faut éviter de boire à l'endroit où il y a la fissure ou la brèche, étant donné qu’il y a un risque de se blesser.

Aussi, la croyance que la baraka (la bénédiction) ne pénètre pas dans une maison dans laquelle de tels ustensiles s’y trouvent est sans fondement.

Wallâhou A'lam

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 28/04/2016 à 08:07

Tous les jeux de hasard sont formellement interdits par la Chari'ah, à partir du moment où il y a des mises (paris d’argent ou autres) de la part des participants ; ceci est appelé en arabe : "mayssir". Il n'y a pas de distinction sur le fait que le sport sur lequel porte le jeu soit licite ou non. Cette interdiction est exprimée dans le Saint Qour'aan à travers ce verset : "Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard (le mayssir), les pierres  dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous en, afin que vous réussissiez". (S.5/ V.90)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 27/04/2016 à 19:32

Abou Said Al-Khoudri (radhiy Allah 'anh) rapporte que le Prophète d’Allah (sallallâhou'alayhi wa sallam) a interdit de boire de la partie cassée d'un bol et de souffler sur la boisson. (Abou Dâwoud : 2/167)

A la lumière de ce hadith, les commentateurs précisent que manger et boire dans des ustensiles ou des verres ébréchés ne sont pas interdits. Néanmoins, il faut éviter de boire à l'endroit où il y a la fissure ou la brèche, étant donné qu’il y a un risque de se blesser. Aussi, la croyance que la bénédiction (baraka) ne pénètre pas dans une maison dans laquelle de tels ustensiles s’y trouvent est sans fondement.

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 12/05/2016 à 03:33

Réponse : L'éthylvanilline est un arôme artificiel autorisé.

 

Question répondue par Moufti Fayzal Valy le 22/05/2016 à 04:57
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