Daroul Ifta
Centre de Recherche et de Fatawa (Avis Juridique Islamique)

La vente

Une personne est considérée comme étant dans le "maradh oul mawt" lorsque :

  •  Elle est affectée par une maladie qui entraîne généralement la mort (selon l'avis des spécialistes du corps médical),
  •  que son état est tel qu'elle n'est plus en mesure de s'acquitter de ses besoins personnels (par exemple se rendre sur son lieu de travail (s'il s'agit d'un homme) ou faire les tâches ménagères (pour une femme) comme elle le faisait auparavant (lorsqu'elle était en bonne santé) et
  • qu'elle finisse par succomber de cette maladie.

 

Pour être considéré comme étant parvenu au stade de "maradh oul mawt", il n'est pas nécessaire que le malade soit constamment cloué au lit. (Radd oul Mouhtâr Vol. 7-Pag 241)

Dans le cas d'une affection dont le développement peut s'étendre sur plusieurs années (comme le cancer ou le sida, par exemple), celle-ci est considérée comme étant "maradh oul mawt" lorsqu'elle ne cesse de s'aggraver (jusqu'à entraîner finalement la mort). Si l'évolution de la maladie s'arrête pendant un long laps de temps (une année au moins), elle n'est plus considérée comme "maradh oul mawt" (du moins jusqu'à ce qu'elle se remette à empirer…). (Islâm awr djadîd maydical masâïl Pag.54)

   Dans le droit musulman, le malade qui se trouve en état de "maradh oul mawt" est concerné par des règlements spécifiques, dont voici quelques uns :

  1. S'il offre quelque chose ("hibah")à un étranger (et que celui-ci prend possession de celle-ci), le don n'est valide qu'à hauteur du tiers de ses biens (sauf si tous les héritiers (qui doivent également être adulte) s'accordent pour en valider d'avantage).
  2. S'il fait une reconnaissance de dette en faveur de l'un de ses héritiers, celle-ci ne sera acceptée que si tous les autres héritiers sont d'accord.
  3. S'il divorce de façon définitive (talâq bâïn) de sa femme et qu'il meurt ensuite alors que celle-ci est toujours dans sa 'iddah, elle héritera de lui.
  4. S’il vend quelque chose de bien défini lui appartenant à l'un de ses héritiers la transaction effectuée dépendra de l'autorisation des autres héritiers : Si ceux-ci sont d'accord pour valider la vente, elle le sera effectivement. Et dans le cas où ils ne l'autorisent pas, la vente sera annulée.

Par contre, si elle recouvre ensuite la santé (c'est-à-dire qu'elle quitte le stade de "mardh oul mawt"), sa transaction sera considérée comme étant valide. (Fatâwa Hindiyah)

Question répondue par Centre de Recherches et de Fatâwa de la RĂ©union le 21/02/2014 à 10:24

Selon nos juristes, la vente de pétards n’est pas conseillée. De ce fait, il serait mieux de ne pas en vendre, étant donné que cela peut avoir plusieurs conséquences néfastes, dont en voici quelques-unes :

  • Les pétards en eux-mêmes ne sont pas utiles. Ainsi, les acheter serait bien évidemment une perte d’argent.
  • L’utilisation des pétards serait bien sûr mauvaise pour l’environnement, car cela pourrait entraîner la pollution dans l’air.
  • Cela pourrait provoquer des incendies, voire même des accidents et des blessures très graves (arrachages de doigts, d’oreilles, lésions au niveau du visage...).
  • Les pétards sont susceptibles de causer une gêne pour le voisinage en raison de leur intensité sonore.
  • Les pétards ou encore les feux d’artifices sont très anxiogènes pour les animaux qui sont autour de nous.

Pour toutes ces raisons, il est conseillé au commerçant musulman d’éviter de vendre ce genre de produit. Néanmoins, selon nos juristes, on ne peut pas considérer la vente des pétards comme étant purement et totalement « Harâm » (interdit), car, d’une part, il n’y a aucun Texte prouvant cela, et, d’autre part, le commerçant n’est pas le réel « Moubâshir » (utilisateur) de ceux-là.
Par conséquent, si un musulman se met à vendre des pétards, il ne lui sera pas interdit de tirer profit de la recette obtenue. (Réf : « Fatâwâ Dâr-ul ‘Ulûm Zakariyya » - Volume 5 / Pages 145 & 148 / « Kitâb –ul Fatâwa » - Volume 5 / Page 202).

 

Wa Allâhou A’lam !

Question répondue par Moufti Housman Omarjee le 20/12/2017 à 13:06
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